KEEP CALM AND BE A SUPERSTAR – inégal – 6/10

KEEP CALM AND BE A SUPERSTAR2018Chine – 1h38 – réalisé par
Vincent Kok avec Eason Chan, Ronghao Li, Yitong Li

L’intro

Après Detective Chinatown la semaine dernière, on continue dans la comédie chinoise avec ce film qui m’a quand même bien fait rire !

L’histoire

Un gars qui rêve de devenir acteur devient agent secret pour espionner une super star du cinéma qui trempe dans des affaires pas très légales. Compliqué à expliquer tellement c’est du n’importe quoi.

La critique

Ben oui parce que dès la première scène on passe du coq à l’âne ultra rapidement. Une star de la chanson en méga concert, fait un saut périlleux pour faire le show avant de s’étaler en perdant son nez dans la foule. Ça m’a fait marrer. 

Une cascade digne des plus grandes rencontres de catch

Encore plus drôle quand on réalise assez rapidement qu’il n’y a absolument AUCUNE lien avec la suite. Soit le réalisateur a voulu se faire plaisir en mettant des scènes qu’il aime bien, soit y’a eu pas mal de scènes coupées qui font qu’on a perdu le lien entres elles. Quoi qu’il en soit ça jongle assez vite sans fil conducteur, dommage pour l’histoire mais marrant quand même.

L’une des meilleures scènes du film

La superstar au faux look de Jackie Chan est pour moi le meilleur personnage, très bien joué par son acteur. Jaloux, fourbe et peureux, il fait genre c’est lui qui effectue toutes ses cascades pour le public alors qu’en vrai pas du tout, et est prêt à tout pour rester au top de sa gloire et du succès. C’est ce décalage fondé sur des mensonges qui va amener plusieurs scènes absurdes.

« Hey, salut les gars ! »

Si j’ai trouvé ces dernières franchement drôles et bien jouées, je me suis parfois ennuyé sur le reste. J’ai plutôt eu l’impression d’avoir une suite de sketch réussis avec un semblant de scénario derrière qui n’avance pas des masses. Pour un film d’une heure trente-huit, j’ai quand même parfois trouvé le temps long, avec une dernière scène prévisible, mais qui est beaucoup trop allongée pour être pleinement agréable.

Conclusion

J’ai trouvé des scènes très drôles mélangées au milieu d’autres, parfois sans intérêt. Le genre de film qui ne se prend pas au sérieux et qui ne se veut pas non plus être un chef d’œuvre, il aura quand même eu le mérite de me faire rire avec des scènes cultes. 6/10.

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BELKO EXPERIMENT – nul – 1/10

THE BELKO EXPERIMENT2016États-Unis – 1h29 – réalisé par Greg McLean avec John Gallagher Jr.Tony GoldwynAdria Arjona

L’intro

Un petit film sans prétention pour passer le temps. Parfois il y a de bonnes surprises, parfois non. Comme ce film écrit pas le réalisateur des Gardiens de la Galaxie pour arrondir ses fins de mois.

L’histoire

Une société « Belko » installée à Bogota, renvoie pour la journée tout le personnel colombien pour ne garder que les étrangers. Il vont jouer à un petit jeu qui consiste à s’entretuer en toute simplicité.

La critique

C’est sur l’air d’I Will Survive que débute le film, en version espagnole pour rester dans le paysage de la Colombie. Plein d’employés souriants qui son vraiment mais alors vraiment trop contents d’aller au travail. C’est un film hein, tout est possible 🙂 Ça se gâte très vite lorsqu’un message audio annonce qu’il vont devoir tuer deux trois personnes pour commencer. Impossible de sortir, y’a des grosses portes blindées en fer partout, y compris sur les fenêtres.

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Dans les premières minutes les réactions semblent logiques, avec des personnages qui font exprès de sortir des hypothèses valables avant de les balayer de la main (même pas ils essayent mais c’est pour faire genre ils pensent comme le spectateur, un peu comme dans Downrange), on essaye de trouver une solution, que ferait-on dans le même cas ? Ça marche plutôt bien. Les premiers morts, un effet de surprise pas mal et arrive le moment fatidique où ça commence à ressembler beaucoup trop à Battle Royale, référence du genre.

À partir de là, forcément des équipes vont se créer, d’un côté le boss qui veut revoir sa famille, de l’autre l’employé lambda qui se transforme en super héros et qui sait couper un câble en tirant trois coups de feu. Ça commence à devenir n’importe quoi, c’est même de moins en moins logique, l’intrigue passe au second plan, le problème c’est qu’au premier c’est naze. Deux trois touches d’humour et des effets spéciaux à gerber tellement c’est mal fait. Tout ce qui nous intéresse c’est de savoir qui fait ça et pourquoi. Un peu comme dans Cube où on retrouve les mêmes questions en mode « c’est le gouvernement qui fait des tests sur nous ? ».

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Alors on est un peu soulagé quand ça se termine et qu’on découvre un énième acteur un peu connu (y’en a pas mal quand même dans ce film), manque de pot, la fin est encore plus nulle que le reste et on réalise qu’on vient de regarder une adaptation de Battle Royale en entreprise, sans originalité aucune, à l’inverse d’Exam qui reprend un peu le même genre mais avec un minimum de fond.

Conclusion

Circulez, y’a rien à voir, c’est moche, ça fait mal aux yeux, c’est pas passionnant et surtout, c’est pas du tout original dès lors qu’on a déjà vu Battle Royale. Passez votre chemin. 1/10 pour les chansons en espagnol.

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BAAGHI – karate kid VS the raid – 5/10

BAAGHI2016Inde – 2h13 – réalisé par Sabir Khan avec Shraddha KapoorTiger ShroffSudheer Babu Posani

L’intro

En regardant des bandes annonces sur les films qui sortaient prochainement, je suis tombé sur Baaghi 2 avec des scènes d’action soignées. Ben on va regarder le 1 d’abord, voir ce que ça vaut. Pas grand chose.

L’histoire

Un bad boy qui va apprendre les arts martiaux avant de défoncer tout le monde pour sauver sa copine.

La critique

Zéro originalité puisque ça reprend le principe de deux films à savoir Karaté Kid pour la première partie et The Raid pour la suivante. Le gars il se balade, il va se former avec un maître qui est trop fort, lui est trop nul au début puis devient le meilleur de tous. Je vous avais dit que c’était pas original

baaghi training

Les scènes d’action sont pas mal faites, pas mal filmées, l’acteur principal est relativement fort, mais ça reste moyen. Disons qu’on se souvient d’aucune scène d’anthologie. Et à côté de ça on a le droit à un jeu d’acteur horrible du héros, qui est meilleur à sauter partout qu’à feinter l’amour.

Cham-Chamhires

Des chansons pas tops, un méchant pas ouf, un super bodyguard avec une coiffure bizarre et une fin qui reprend donc le principe de The Raid, c’est pas un hommage du tout, c’est franchement une pâle copie. J’espère au moins qu’ils ont payé quelques droits, que tout ne soit pas perdu.

Conclusion

Un film plus que moyen qui ne marque pas les esprits. Le cinéma indien a peut-être trouvé son Jackie Chan, son Tony Jaa ou son Iko Uwais, archi nul dans l’interprétation, passable dans l’action. La suite a l’air dans le même genre, pas sûr que je la regarde. 5/10.

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DANGAL – la lutte chez Disney – 6/10

DANGAL2016Inde – 2h41 – réalisé par Nitesh Tiwari avec Aamir KhanSakshi TanwarFatima Sana Shaikh

L’intro

La rumeur dit que c’est le cinéma indien qui a inspiré Disney, notamment avec les chansons en plein milieu du film. Je ne sais pas si c’est vrai mais il semblerait que Disney commence à s’intéresser au cinéma indien en signant ce film « crois en tes rêves ».

L’histoire

Un père tortionnaire entraîne ses deux filles pour qu’elles pètent tout en compétition lutte.

La critique

Inspiré d’une histoire vraie, un peu comme les sœurs Williams au tennis (décidément c’est plutôt fréquent), le papa qui aime bien la lutte choisit le destin et l’avenir de ses filles sans qu’elles aient leur mot à dire. Et puis quoi encore ! Alors au choix, on admire le père pour sa ténacité ou on trouve qu’il est quand même pas très sympa d’imposer tout ça à ses filles. Pour nous aider à trancher, on nous attendri en mode girl power, trop une évolution des mentalités ! Pourquoi pas.

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Les filles jouent bien et un peu comme dans du Karaté Kid ou tous les autres films du genre, on suit l’évolution des deux petites, nulles puis moyennes puis trop fortes. Je vais être honnête, zéro suspens. Mais c’est quand même relativement agréable à suivre avec quelques scènes rigolotes.

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Quand on quitte l’enfance avec une avance rapide à l’âge adulte et une relocalisation de l’action en Europe (il me semble) le rythme en prend un sérieux coup et je commence à m’ennuyer. Il se passe plus grand chose, toujours zéro nouveauté, les traditions versus la modernité, oulala passionnant. On nous fait suivre quelques compétitions moyennement filmées, sans suspens encore une fois même si on relèvera les bonnes performances physiques des actrices qui ont l’air de bien savoir faire de la lutte. Mais ça ne suffit pas.

Conclusion

Rien de nouveau, Dangal est un peu trop aseptisé, peut-être pour plaire au plus grand monde. Des bonnes performances d’acteurs (surtout les deux petites) mais pour le reste ça ne vole pas très haut. 6/10.

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UNDER THE SHADOW – guerre fantôme – 5/10

UNDER THE SHADOW2016Angleterre – 1h24 – réalisé par Babak Anvari avec Narges RashidiAvin ManshadiBobby Naderi

L’intro

En mode film d’horreur après Aval, Ezra et The Gift (qui fait pas peur), j’ai choisi Under the shadow, un film plutôt bien noté mais pas forcément mémorable.

L’histoire

En plein guerre entre l’Irak et Iran, une jeune mère et sa fille ne veulent pas partir de chez elle et vivent sous les bombes avec quelques voisins avant que des évènements troublants n’arrivent.

La critique

Bêtement, avec un titre en anglais je pensais que ce film serait une production américaine avec tous ses clichés, et ben pas du tout, c’est un mix de pays, Iran, Jordanie, Qatar et Angleterre. Un film en perse et dans un contexte original puisqu’en toile de fond il y a la guerre, les alarmes, les bombes. Ouais bon c’est intéressant si c’est utile et si ça apporte quelque chose à l’histoire, mais c’est pas le cas ici donc ça tombe un peu à l’eau.

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La petite joue très bien, la maman pas trop mal, les autres personnages sont secondaires on va pas s’attarder dessus. Une fois que tout est bien mis en place et ça prend pas mal de temps, le fantastique et l’horreur déboulent. Parce que oui ce n’est pas forcément que de l’horreur, il y a une touche de fantastique. Quelques scènes qui font sursauter, des réactions pas très logiques en mode « on ne fuit ni les bombes ni les évènements étranges chez nous tant qu’on n’a pas retrouver la poupée de la gamine qui pleure si elle l’a pas« . Pas plausible, mais alors pas du tout.

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L’histoire se complexifie au fur et à mesure, on s’en fiche on suit, on nous expliquera plus tard, ET BEN NON, on enchaîne avec le générique de fin, tu n’as rien compris, tant pis pour toi ! Et ben tant pis pour moi, je ne connaitrai jamais le fin mot de l’histoire et en même temps pas sûr que ça m’aurait plu.

Conclusion

Un bon film d’horreur pour ceux qui se fiche de comprendre quoi que ce soit et qui ferme les yeux sur certaines aberrations. Pour les autres comme moi, c’est juste un film moyen, 5/10.

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HUSH – circulez – 1/10

HUSH2016États-Unis – 1h21 – réalisé par Mike Flanagan avec John Gallagher Jr.Kate SiegelMichael Trucco

L’intro

Vous connaissez Ouija ? Le fameux jeu qu’on voit partout dans les films d’horreurs américains, des lettres, une loupe et des esprits qui viennent faire des mots avec tout ça. Oui ben ils en ont fait un film. Nul apparemment. Et une suite même. Un peu mieux sans être ouf. Le gars qui a fait le second s’appelle Mike Flanagan et est un peu hyperactif puisqu’en 2016 il sort trois films dont ce mystérieux Hush à qui, naïf, j’ai laissé une chance.

L’histoire

Une auteure sourde et muette est chez elle tranquille lorsqu’un gars patient vient pour la tuer.

La critique

On m’a déjà fait des remarques pour JCVD, quand je critiquais un film pour lequel je n’avais pas eu la force d’aller jusqu’au bout du visionnage. Je continue de penser que ça vaut quand même le coup d’écrire quelques lignes sur ce film, que je garde une trace écrite de mon avis sur celui-ci, imaginez qu’un jour je veuille le regarder de nouveau, avec cet article je pourrai me faire gagner une jolie heure et vingt minutes.

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A quoi on pense quand on regarde ce film ? A You’re Next ou plus récemment à Don’t Breathe avec l’héroïne principale sourde et muette. Dès que tu compares avec quelques chose, tu as le réflexe de te demander si c’est mieux ou moins bien. Et ben c’est moins bien et de loin. L’idée plutôt originale d’utiliser un personnage qui n’entend pas le méchant frapper à la fenêtre et qui ne peut pas non plus crier de peur n’est exploitée que pendant dix minutes. Dommage.

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Dans ce genre de film, deuxième réflexe, on se demande un peu se qu’on ferait à la place de l’héroïne et tout ce qui semble irréaliste est éliminatoire dans mon cas. Comme le tueur qui prend son temps, tout doucement. Mais bon c’est un psychopathe alors on va laisser passer, il réfléchit pas de façon rationnelle. Ok. L’héroïne a un éclair de génie assez tôt dans le film, elle réussit à faire une distraction du plus bel effet et en profite pour ouvrir la fenêtre et … juste passer la main pour ramasser un truc qui traînait dehors. Elle peut sortir, courir dans la forêt, aller chez des voisins, non elle préfère rester chez elle, c’est cosy et elle aime bien son chat. Je lui ai laissé une deuxième chance mais elle a encore fait un truc dans le même genre. En gros elle sort, elle rentre, elle ressort, elle re-rentre. Côté tueur, il marche, il court, il remarche, il recourt. Passionnant.

C’est à ce moment là que j’ai dit stop.

Conclusion

Sur ce que j’ai pu voir du film, ce n’est clairement pas une réussite. En court métrage ça aurait eu de la gueule, mais en version longue ce ne sont que des allers-retours avec un tueur qui prend bien son temps pour justement allonger ce film qui n’aurait pas dû l’être. 1/10.

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PLAN B: Scheiß auf Plan A – funky baston – 7/10

PLAN B: Scheiß auf Plan A2016Allemagne – 1h38 – réalisé par Ufuk GencMichael Popescu avec Can AydinCha-Lee YoonPhong Giang  

L’intro

Une affiche originale pour un film d’action qui a l’air d’être dans le même style que Kung Fury. En allemand (trop cool, j’inaugure une nouvelle catégorie !). J’avais un peu de temps à tuer, je suis plutôt bien tombé.

L’histoire

Quatre amis vont à un casting, mais c’est pas la bonne adresse. Et ils vont devoir travailler pour la mafia locale.

La critique

Une scène d’intro en mode full action un peu bizarre, mais qui donne tout de suite le ton du reste du film, concrètement, si ça vous plait pas, vous pouvez arrêter là. Ils galèrent les pauvres à décrocher des castings pour pouvoir montrer toutes leurs capacités. Peut-être basé sur leur propre expérience car les acteurs principaux se connaissent dans la vraie vie et ça se voit tout de suite, j’ai vraiment eu l’impression de regarder le film d’une bande de potes qui se fait plaisir. Parce qu’ils sont aussi cascadeurs professionnels, dans Cloud Atlas, Hitman ou Hunger Games. Du gros niveau sportif, ça saute dans tous les sens avec des passages vraiment très impressionnants et tout est prétexte à un combat à mains nues en bon et due forme.

plan b stalonne

Il suffit pas de savoir se battre il faut aussi réussir à filmer tout ça proprement et pour le coup c’est très propre. Chacun y va de sa petite baston dans une série de missions qui font penser à un jeu vidéo sur un fond de Rock n roll et avec plusieurs références, de Michael Jackson à Bruce Lee.

plan b

Plusieurs niveaux, agréables à suivre avec quelques rebondissements par ci par là et plusieurs blagues bien placées. Il ne reste plus que les boss de la fin avec deux combats en simultanés, pas forcément les plus impressionnants du film mais qui terminent l’histoire en beauté.

Conclusion

Un très bon film façon série B, qui ne se prend pas au sérieux, une bande de potes qui s’amusent et dont la bonne humeur qui s’en dégage semble naturelle tout en étant communicative. Un bon moment à passer pour ceux qui comme moi aiment les combats bien réalisés. 7/10 pour ce vent de fraîcheur. En espérant les retrouver dans un autre projet similaire.

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WE ARE THE FLESH – attention danger – 0/10

WE ARE THE FLESH2016Mexique – 1h19 – réalisé par Emiliano Rocha Minter avec Noé HernándezMaría EvoliDiego Gamaliel

L’intro

Dernier film dans le cadre de l’opération DVD Trafic organisé par Ciné Trafic (plus d’info dans mon premier post à ce sujet), celui qui était number one sur ma liste de souhait. Un film mexicain qui avait l’air bizarre, édité par Blaq Market qui a le mérite de proposer des films originaux, c’est le moins que l’on puisse dire. La prochaine fois je me renseignerai un peu plus avant 🙂 Tous les blogueurs qui participent avaient reçu un mail pour dire qu’il restait des exemplaires de ce film, ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Pour info si vous avez toujours envie de le voir après avoir lu ma critique, il est disponible depuis le 17 octobre de cette année. On sait jamais.

L’histoire

Dans un monde post apocalyptique, un vieux fou survit. Une jeune fille et un jeune homme vont par hasard débarquer chez lui.

La critique

Film interdit aux moins de 16 ans, quand même, je pensais naïvement que c’était parce que le vieux fou allait leur apprendre la vie à coups de hache. En mode qui fait peur avec du sang partout. ET BEN PAS DU TOUT, c’est encore plus tordu que ça. Accrochez-vous.

Bon déjà le début c’est lent, ça crie, ça tambourine, la caméra tourne en mode tourbillon ça donne envie de vomir. Ça commence bien hein ? C’est que le début. Je m’attendais pas à ce style, je suis forcément surpris, mais bon heureusement ça dure que 1h19. Les deux jeunes arrivent, super. À partir de là ça va découper dans tous les sens, pas les personnages rappelez-vous c’est pas de ça dont il s’agit, mais le récit en lui même, les scènes s’enchaînent très très mal, aucun rapport, une suite de scènes de 3 minutes pour faire un film. Osé. 

we are the flesh

Le personnage principal est sympa, c’est un malade, un fou furieux, bien interprété, mais il nous donne les clés pour comprendre ce film en expliquant à la jeune fille que quand tu vis avec d’autres gens autour de toi, comme elle, tu limites tes pensées. Tu préfères penser à autre chose qu’à l’inceste, parce que c’est pas bien. Alors que lui et sa solitude, il a tout le temps de penser à ça et ça lui ouvre l’esprit comme pas possible.

Tu le vois venir le moins de 16 ans ? Parce qu’avec cette philosophie, plus de limite, tout est permis. Allez, c’est parti pour une succession de scènes qui se veulent choquantes, du sexe en gros plan, des sexes en gros plan (subtile nuance), de l’inceste, encore un peu de masturbations pour le fun oh et puis tient, la fille qui a ses règles là, y’a pas quelque chose à faire avec la bouche du mec ? Ouais allez on est des oufs, action ! Comment ? Il reste du budget ? Rajoutez moi deux acteurs alors, ils sortent de nul part mais c’est pas grave. Ok, le premier tu me l’égorges stp, il nous reste des poches de faux sang. Pourquoi on l’égorge ? Mais qu’est-ce qu’on s’en fout, y’aura toujours des spectateurs qui penseront à une allégorie du régime putschist reprenant la métaphore du soi et de l’entre-soi. Amène la deuxième pour la scène de viol lesbien, si avec ça on se fait pas remarquer !

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Peut-être, il y a une signification à tout ça, un sens caché, bien caché, et que je suis passé à côté. Mais pour moi ce film est nul, naze de chez naze, ne fait pas réfléchir, veut choquer, peut-être pour faire parler de lui. La lumière est parfaite, l’actrice fait une belle performance, le vieux fou aussi, mais plus par sa tête qu’autre chose, le jeune est mou. Mais ça sauve pas le film, désolé.

Conclusion

C’est mieux de se renseigner sur ce film avant de le voir, parce que c’est très particulier et ça ne plaira pas à tout le monde. Un rythme lent, des mini-scènes mises bout à bout plutôt qu’un film à part entière, certaines qui se veulent choquantes et qui le sont par leur nullité et leur absence de sens. Peut-être que vous en trouverez un en cherchant bien, mais il ne mérite pas que je cherche à le comprendre. 0/10.

Bonus DVD

Court métrage

Y’en a deux, du même réalisateur. En gros sur un DVD vous avez l’intégral de ce jeune réalisateur. Sympa sur le principe, sur la qualité, vous connaissez mon opinion.

Interviews

Du réalisateur et des acteurs. Quelques infos sur le film, rien d’extraordinaire. Dans la version que j’ai reçue, les questions sont parfois posées deux fois avec des réponses similaires comme si ils avaient mis toutes les prises. Bonjour la spontanéité.

Bandes-annonces :

La bande annonce du film qui ne cache pas le grand n’importe quoi. Et une bande annonce sur Blaq Market pour découvrir d’autres films.

Versions :

Son stéréo ou 5.1. Que de la V.O.S.T.F. J’ai pris le stéréo, le volume sonore était médiocre. Ob entends rien quand ils parlent, je mets plus fort, les autres bruits sont trop présents, c’est pas au point.

La boîte :

Je pense que j’ai pas eu la version commerciale, juste un joli carton.

En bref, des petits bonus intéressants dès qu’on apprécie le film.

Et on termine avec des liens Cinetrafic, ça fait partie du deal 🙂

http://www.cinetrafic.fr/film-2018
– les meilleurs films produits en France sortis en 2017

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À MON ÂGE JE ME CACHE ENCORE POUR FUMER – la vie au hammam – 6/10

À MON ÂGE JE ME CACHE ENCORE POUR FUMER – 2016France – 1h30 – réalisé par Rayhana Obermeyer avec Hiam AbbassFadila BelkeblaNadia Kaci

L’intro

Toujours dans le cadre de l’opération DVD Trafic organisé par CinéTrafic (cf ma critique de la semaine dernière), un nouveau film aujourd’hui, édité encore une fois par Arte Éditions que vous pouvez suivre sur leur page Facebook. Un DVD sorti le 13 septembre et qui je dois l’avouer, figurait tout en bas de ma liste de souhait 🙂

L’histoire

1h30 dans un hammam en Algérie, où les femmes vont et viennent raconter leur vie.

La critique

Un film aux allures de pièce de théâtre par certains moments, avec des vrais personnages loin d’être lisses, mais justement, peut-être un peu trop appuyés. La patronne qui rigole pas, l’employée rêveuse qui cherche un mari, la fraîchement divorcée, la pratiquante pas modérée et la vieille en guest star jouée par Biyouna qui ne sert pas à grand chose si ce n’est de montrer son talent, un peu limité à ce genre de rôle.

a mon age cache fumer

En toile de fond, une affaire de femme enceinte qu’on doit cacher et à qui le hammam sert de refuge. C’est pas passionnant non plus mais c’est plutôt utile pour faire une coupure dans la narration puisqu’en bas il ne se passe pas grand chose. Les femmes discutent de tout et de rien, d’amour, de mariage, de divorce, de politique et de religion.

a mon age cache encore fumer

Ce qui est intéressant en revanche c’est le contraste proposé, dehors c’est les attentats et les intégristes barbus, dedans c’est la liberté totale, les femmes sont à moitié nues sans complexe et parlent de tous les sujets possibles, sans censure. Mais ça ne suffit pas pour faire un bon film avec une fin un peu sur-jouée.

Conclusion

Intéressant de regarder ce qui se passe dans ce hammam avec ces femmes libérées, un film qui prend des airs de théâtre à certains passages, honnête mais sans plus vraiment. 6/10.

Bonus DVD

Le making of

Pour faire genre, on filme des gens qui filment sans commenter, ça coupe beaucoup, aucun intérêt.

Tuto sur comment mettre une burqua

Euh…c’est un peu bizarre, surtout que l’actrice qui fait la démo a l’air de s’adresser à d’autres personnes que le spectateur, donc ça fait un peu genre ils ont pris cette vidéo pour la mettre dans les bonus alors que c’était pas censé y être…

Bandes-annonces :

Deux bandes-annonces au tout début du DVD avant d’arriver au menu, on peut les passer si on a envie par contre on ne les retrouve pas ensuite dans le menu, c’est un peu balot.

Versions :

Sous-titres en français ou anglais avec au choix du son stéréo ou 5.1. Honnête.

La boîte :

Elle fait un peu classe, la boîte du DVD est dans un carton, un peu de suremballage pas forcément écolo.

En bref, une édition DVD sobre, les bonus n’offrent pas grand chose, c’est plus pour voir ou revoir le film.

Et on termine avec des liens Cinetrafic, ça fait partie du deal 🙂

http://www.cinetrafic.fr/film-2018
– les meilleurs films produits en France sortis en 2017

T’es pas d’accord avec ma critique ou au contraire tu penses la même chose ? Laisse ton avis en commentaire tout en bas. Et pour rester informé des nouveaux articles, tu peux me suivre sur facebook sur twitter ou être alerté directement par mail.

ADIEU MANDALAY – bonjour la galère – 7/10

ADIEU MANDALAY2016Birmanie – 1h48 – réalisé par Midi Z avec Kai KoKe-Xi Wu

L’intro

ATTENTION, GROSSE INTRO

Ben oui parce qu’il faut un peu expliquer comment je suis arrivé à regarder ce film. Vous connaissez CineTrafic ? C’est un site qui parle de cinéma (mais pas que) et qui surtout, a lancé une superbe initiative, j’ai nommé DVD Trafic. Un principe extrêmement simple qui met en relation des blogueurs (comme moi) et les éditeurs et distributeurs de DVD. En gros, il y a une liste de films dans laquelle j’ai pioché 4-5 films, je reçois les DVDs gratos et j’ai plus qu’à les regarder pour écrire ma critique. Simple, efficace, j’aime quand c’est comme ça. Chose très importante, aucune consigne sur la notation, c’est donc bien mon avis que vous lirez ci-dessous, je dis ce que je veux.

Alors forcément je veux commencer en remerciant CineTrafic of course, Culture G leur régie publicitaire qui m’a envoyé les DVDs avec des timbres à gratter (mais j’ai rien gagné) sans oublier Arte Éditions que vous pouvez suivre sur leur page Facebook. Je précise également que ce DVD est déjà disponible, depuis le 13 septembre pour être exact.

L’histoire

Des migrants fuient la Birmanie pour rejoindre la Thaïlande, gagner de l’argent pour aider leur famille. Et puis y’a un migrant qui est un peu amoureux d’une autre migrante.

La critique

Dans ma sélection de film, j’ai choisi, un peu exprès, des films plutôt exotiques pour faire dans l’originalité. C’est donc mon premier film birman qui a un style un peu particulier. Un rythme lent à la The other side of hope, un peu déroutant au début si on n’est pas habitué, mais qui se fait très vite oublier. Ici aussi on a affaire à des clandestins qui espèrent avoir une vie meilleure en quittant leur pays d’origine. Une façon de nous rappeler que ce phénomène existe partout dans le monde. Et on va suivre une jeune femme fraîchement arrivée en Thaïlande.

road to mandalay adieu

Elle a de la chance, elle connaît des gens sur place, dans la même situation qu’elle cependant, des personnes qui viennent principalement de la même ville et qui, solidaires, vont l’aider. Parce que c’est pas facile, sans papiers, pas de vrai travail, la peur d’être contrôlé, pas forcément le rêve. Le jeune homme qui a franchit la frontière avec elle veut lui aussi aider car secrètement amoureux mais ça va se compliquer très vite puisque les deux n’ont pas la même vision du monde ni les mêmes ambitions.

C’est donc sur ces deux thèmes que l’histoire se poursuit, d’une part le parcours semé d’embuches des clandestins et de l’autre cette histoire d’amour fragile. Les deux acteurs principaux sont bons, le réalisateur encore plus. Fonctionnant beaucoup en plan fixe, tout est bien travaillé avec des cadrages millimétrés. Pas beaucoup de musique mais c’est pas dramatique.

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L’histoire avance, doucement, elle se fait arnaquer gentiment, toujours plus et lorsqu’on pense que c’est bientôt fini, un petit rebondissement pour clôturer tout ça, qui arrive sans vraiment prévenir et qui offre une vraie fin, comme on en voit rarement. Je vous laisse la surprise.

Conclusion

Pour mon premier film birman d’un réalisateur qui a le nom d’une heure ou d’une gare c’est selon, je dois avouer que c’est pas mal du tout, un drame qui résonne encore plus aujourd’hui avec un sujet on ne peut plus d’actualité. Ce qui est intéressant ici c’est d’avoir entremêlé, la vie difficile de clandestins et une histoire d’amour compliquée, le tout très bien filmé et interprété. 7/10.

Bonus DVD

L’interview du réalisateur :

Un petit bonus d’une dizaine de minutes, utile, qui nous explique que ce film est inspiré d’une histoire vraie et qui donnent un peu plus de détails sur la genèse du film, intéressant. 

Bandes-annonces :

Deux bandes-annonces au tout début du DVD avant d’arriver au menu, on peut les passer si on a envie par contre on ne les retrouve pas ensuite dans le menu, c’est un peu balot.

Versions :

Que de la V.O.S.T.F. avec au choix du son stéréo ou 5.1. Pour moi c’est parfait.

La boîte :

Elle fait un peu classe, la boîte du DVD est dans un carton, un peu de suremballage pas forcément écolo.

En bref, une édition DVD sobre, plutôt pour voir où revoir le film que pour s’amuser à parcourir les bonus ou à apprendre d’autres langues.

Et on termine avec des liens Cinetrafic, ça fait partie du deal 🙂

http://www.cinetrafic.fr/film-2018
– les meilleurs films produits en France sortis en 2017

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