DETECTIVE CHINATOWN – Sherlock chinois – 8/10

DETECTIVE CHINATOWN2015Chine – 2h16 – réalisé par Sicheng Chen avec Baoqiang WangHaoran LiuHe Chen

L’intro

Incroyable découverte que ce film dont la suite est sortie cette année. J’avais du temps à tuer et je me suis dit que si il y avait une suite ça voulait dire que le premier devait pas être trop mal. C’est bien le cas.

L’histoire

Un jeune qui rêvait d’intégrer la police mais qui a échoué plusieurs fois va rendre visite à son oncle en Thaïlande, célèbre détective sur le papier, charlatan en vérité. Ils vont tous les deux enquêter sur un meurtre dans lequel l’oncle est le principal suspect.

La critique

On est dans de la comédie qui en fait des caisses, à base de grimaces, de personnages hauts en couleurs le tout avec une pincée d’absurde. Forcément ça ne plaira pas à tout le monde, moi ça m’a beaucoup plu. L’oncle joue très bien l’idiot, le jeune est là pour remonter le niveau intellectuel et c’est comme ça qu’on obtient un duo complémentaire dont on va suivre les aventures.

Un meurtre, une enquête, l’occasion de rajouter des personnages secondaires en l’occurrence deux départements de police concurrents et dans des styles très différents, un autre duo comique. Et comme si ça ne suffisait pas on prend trois truands aux looks particuliers et franchement pas malins histoire de se marrer. Une femme pour compléter mais dans un rôle plus mineur, le casting est complet c’est parti pour rigoler.

En vrai de vrai il faut attendre un petit peu que tout soit posé correctement dans le premier quart d’heure, quelques petites blagues à se mettre sous la dent sans que ce soit la folie non plus. C’est quand l’enquête débute que tout s’emballe avec un système plutôt simple. Le neveu et son oncle sont un peu drôles. Les deux policiers aussi. Alors quand on croise tout le monde c’est encore plus drôle. Même principe avec le truands, encore plus vrai quand tout le monde est réunis comme dans une scène hilarante chez la voisine. Simple mais efficace.

Je m’amuse, je rigole, c’est cool. C’est déjà bien mais là où c’est fort c’est qu’en trame de fond on a une vraie enquête policière avec une énigme digne de Sherlock Holmes. Agréable à suivre et très forte en rebondissements, jusqu’à la toute fin. Plus de deux heures de films qui finalement se justifient bien.

Conclusion

C’est drôle (en tout cas ça m’a fait beaucoup rire), c’est bien pensé avec de bonnes idées de mise en scène et une enquête loin d’être simpliste, un très bon moment, en attendant de voir la suite. 8/10.

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SHADOW – esthétique – 6/10

SHADOW2018Chine – 1h56 – réalisé par Yimou Zhang avec Chao DengLi SunRyan Zheng

L’intro

J’ai juste vu la bande annonce et son esthétisme travaillé proche du noir et blanc, alors je suis allé le voir. La vie c’est simple hein.

L’histoire

La femme du commandant doit faire un choix crucial dans sa vie alors que son mari a un double pour le représenter.

La critique

Bon alors c’est qu’après avoir vu le film que je me suis rendu compte que le réalisateur est un peu connu, c’est lui Le secret des poignards volants et encore lui pour The great wall, histoire sur la grande muraille de Chine avec Matt Damon que je n’ai pas vu. Passons.

Oui, c’est esthétiquement très intéressant avec des couleurs qui tirent beaucoup vers le noir et blanc uniquement à l’exception de quelques gerbes rouges par moment parce que ça saigne un peu. De mon interprétation ce n’est pas uniquement pour faire joli, c’est aussi pour reprendre les couleurs du ying et du yang très présents dans le film notamment sur les zones de combat. Y’a peut être d’autres raisons qui ont pu m’échapper faute d’avoir une culture chinoise débordante.

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Une fois qu’on a dit que c’était beau reste encore à avoir une histoire intéressante. C’est le cas de celle du shadow qu’on suit. Un esclave qui ressemble suffisamment au commandant pour le remplacer quand il s’agit de mettre sa vie en danger à la place de son maître. C’est le même acteur qui joue les deux rôles et qui les joue bien. Un roi pas si fou que ça, un vieux commandant qui joue aux échecs et sa femme tiraillée qui n’est pas là que pour faire jolie, des personnages principaux et secondaires plutôt bien développés.

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Beaucoup de blabla qui restent intéressants à suivre et quelques scènes de combats entre parapluie et méga sabre, très très bien filmées et vraiment agréables à regarder. Courtes certes mais jolies. Le duel des cerveaux entre le roi et le commandant suit son court et la violence monte d’un cran à mesure qu’on s’approche de la fin un poil trop prévisible.

Ce que je reproche au film c’est son manque de réalisme sur certains aspects, héros indestructible, géographie douteuse (tout à l’air d’être à 5 minutes à pied) et intrigue prévisible.

Conclusion

Un joli film esthétiquement, une histoire relativement intéressante mais sans être pour autant surprenante, à voir par curiosité. 6/10.

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UNBEATABLE – imbitable – 5/10

UNBEATABLE2013Chine – 2h02 – réalisé par Dante Lam avec Nick CheungEddie PengTing Mei

L’intro

Sans plus de conviction que ça je me suis mis à regarder ce film chinois histoire de passer le temps. Pas forcément la meilleure des idées.

L’histoire

Le destin croisé de trois personnages, un jeune qui veut prouver je sais pas quoi à son père alcoolo, un ancien champion de boxe qui veut croire en ses rêves et une mère foldingue et sa fille qui sont un peu là pour faire jolie. Les deux garçons vont se mettre en tête de participer à un tournoi de MMA pour gagner de l’argent. Super.

La critique

C’est marrant parce que quand j’écris le paragraphe « Histoire », ça me permet de me rendre compte comment un film est bien ou nul rapidement. Même sans attente particulière, j’avais un bon espoir au fond de moi. Trois personnages abîmés par la vie, bien introduits. De quoi apporter une touche dramatique conséquente au film sans pour autant être très surprenant.

Oui parce que rapidement j’entrevoie la suite, le jeune qui rencontre le vieux qui rencontre la mère. On se retrouve donc avec deux histoires parallèles, une plutôt sportive, à la Rocky où le vieux entraîne le jeune et une plutôt drame social/familial avec la mère qui est un peu folle, sa petite fille gère le foyer. Même si c’est pas forcément incompatible, ça fonctionne pas très bien, à force de suivre deux histoires, on perd en intérêt pour les deux. 

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Les scènes d’actions sur le ring sont bien chorégraphiées mais moyennement filmées, ça semble réaliste mais on ne ressent pas l’impact des coups comme dans un The Raid par exemple ou un Warrior qui joue dans la même catégorie. C’est bien dommage, les combats sont mêmes raccourcis par moment, en deviennent un peu fades. Pas de montée en puissance ou de combat final légendaire.

unbeatable cooking

De l’autre côté, c’est mignon par moment, ennuyant à d’autres, la mère ne parle jamais alors forcément ça limite un peu. Le film tire en longueur malgré quelques scènes complètement inattendues, qui choque de surprise. Plutôt bien pensé mais mal exploité à mon goût, c’est bien beau de faire des retournements de situations incroyables si c’est pour redevenir mou trois secondes après. Sans parler d’un entraînement à la Rocky version deux, beaucoup trop long, on avait compris le principe dès la version une.

Conclusion

Avec deux histoires pour le prix d’une le film n’est pas parvenu à me captiver comme je l’aurai aimé. Je l’ai trouvé très long, ennuyant et plutôt mou du genou malgré quelques bonnes idées, comparé à un Warrior qui fait beaucoup mieux le job. 5/10

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SPL 3 PARADOX – ça passe – 7/10

SPL III PARADOX2017Chine – 1h41 – réalisé par Wilson Yip avec Louis Koo, Yue Wu, Tony Jaa

L’intro

Un peu plus d’un an après m’être pris une claque en regardant SPL 2, voici que j’apprends que le 3 est de sortie. Chouette alors !

L’histoire

Un peu comme Taken, un père, une fille kidnappée, il va tout faire pour la retrouver.

La critique

SPL pour ceux qui ne connaissent pas, c’est maintenant trois films, qui ne font pas pour autant office de suite. Chaque nouveau film apporte son lot de nouveaux personnages et ne reprend pas l’intrigue principale. C’est original mais surtout ça permet de faire de vrais films à chaque fois et de garder une certaine dynamique. C’est toujours le cas pour ce troisième volet qui reprend grosso modo la même recette que le deux.

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Au menu donc, pas mal de personnages, le principal, papa et flic, le policier local qui enquête sur la disparition, son collègue interprété par Tony Jaa, le méchant musclé et le grand méchant intellectuel. Évidemment, l’histoire de tous ces personnages va se croiser ET PAF, ça fait un film.

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Une action qui se déroule en Thaïlande, c’est exotique, on rentre surtout très rapidement dans le vif du sujet, c’est simple et efficace comme j’aime. Une première course poursuite à pied dans les rues de Pattaya, qui en jette pas mal et qui en même temps montre les limites du héros. Il se bat moyen, il joue très moyen et ça là où le bas blesse. Parce qu’à la différence du deux, toute l’attention se porte sur lui alors forcément si le mec joue mal et aime pas trop les cascades ça se voit tout de suite. Et ce sont les autres qui ressortent le plus, le policier local par exemple est très bon, idem pour le méchant musclé interprété par Chris Collins qui a une vraie personnalité en plus de sauter partout.

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Si on rajoute à tout ça un nombre de scènes d’actions plutôt limitées, une scène de combat finale du pauvre, un peu trop de flashbacks en mode on nous remontre des scènes qu’on a déjà vu auparavant, c’est forcément un peu décevant, quoique la fin a le mérite d’être originale.

Conclusion

Un bon film mais qui n’apporte rien de plus au genre. Un scénario entre Taken et The Man From Nowhere, de très bons personnages secondaires, de belles scènes d’actions, dommage qu’il y en ait si peu à mon goût et surtout que le personnage principal ne soit pas au niveau ni sur les chorégraphies de combat, ni dans son jeu d’acteur. L’avantage avec SPL c’est que comme les suites n’en sont pas et que chaque acteur change avec un peu de chance il y a aura un quatrième volet aussi bien que le second. En attendant c’est un 7/10 pour celui là.

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SPL 2 – jolie claque – 8/10

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SPL22015Chine – 2h – réalisé par Pou-Soi Cheang avec Tony Jaa, Jing Wu, Simon Yam

L’intro

J’avais vu le 1 avec Donnie Yen et Sammo Hung, deux acteurs que j’aime bien et qui sont très forts lorsqu’il s’agit de se battre. 10 ans plus tard c’est donc la suite qui sort, mais qui n’a rien à voir avec le premier. Pas les mêmes acteurs principaux, cette fois ci on a le droit à Tony Jaa (Ong Bak), pas de lien entre les deux histoires, on peut le considérer comme un film à part entière plutôt qu’une suite. Je ne m’attendais pas à un film énorme, j’ai été agréablement surpris. 

L’histoire

Sur fond de trafic dorganes on a un gardien de prison (Tony) qui cherche un donneur pour sa fille, un policier infiltré qui travaille avec son oncle et le chef du réseau qui demande un petit service à son frère

La critique

On perd pas de temps puisque dès le générique tous les personnages sont posés, une intro parfaite et bien menée. Et assez vite on a le droit à la première scène de combat qui pose les bases. Très bien filmée, magnifiquement exécutée, un régal pour les yeux. Vient ensuite un petit flashback pas forcément utile mais qui donne un peu d’épaisseur au scénario.

Le scénario justement qui ne fait pas qu’exister, il est intéressant à suivre avec quelques rebondissements, pas mauvais du tout. Une vraie histoire, crédible ce qui est plutôt rare pour des films d’actions ou tout le monde se tape dessus.

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En parlant d’action on est servi avec entre autre une fusillade très réaliste dans un aéroport, une scène de mutinerie en plan séquence qui nous fait penser à The Raid 2 et une scène finale ahurissante où on a l’impression de se prendre aussi des coups.

Les personnages sont bien pensés et creusés comme il faut, entre le gardien de prison et sa petite fille malade qui peut émouvoir, le flic infiltré drogué qui a un bon fond et le méchant sans coeur on a aussi le droit à des personnages secondaires qui ont un rôle utile, c’est le cas de Simon Yam qui fait plus que la guest star, de ses hommes ou du collègue de prison. Sans oublier le chef de la prison, homme de main du méchant qui l’éclipse sans doute un peu par son charisme (sapé comme jamais), super héros sur les bords dans les scènes de combat où la gravité n’est qu’optionnelle pour lui.

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Quelques scènes amusantes avec la barrière de la langue (thaïlandais et cantonais) qui oblige aux personnages adultes d’utiliser leur smartphone pour traduire impeccablement ce qu’ils disent (je veux la même app), côté enfants ça communique uniquement en émoticônes, peut être un langage d’avenir.

Une petite scène mélodramatique vers la fin du film, qui dure un petit peu longtemps mais qu’on pardonne quand même. Tony Jaa est pas mal comme acteur et on ressent bien l’attachement de son personnage à sa fille, c’est attachant, pas besoin d’en rajouter.

Niveau musique ça commence et ça finit avec du classique, efficace tout en donnant une autre dimension aux combats, on obtient un mélange de douceur sonore et de violence des coups.

Conclusion

Je n’ai pas peur de le dire, SPL 2 est ce que The Raid 2 aurait du être. Des scènes d’actions dantesques, des personnages principaux creusés, les secondaires étant tout aussi importants et surtout un scénario bien construit et intéressant à suivre. Je rajoute une bataille finale épique et qui fait mal, c’est une vraie réussite, 8/10

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